samedi 9 septembre 2006

9 septembre 2006 : Coming out familial

Vendredi sor, je venais d'arriver à Paris en TGV pour le baptéme de ma nièce que je devais parrainer. Il était 10h environ.
Comme chaque fois que je rend visite à mes parents, je les ai rejoint dans leur chambre pour discuter et leur donner les dernières nouvelles. Comment vont les uns et les autres?, comment avancent les travaux de la maison?, comment ça va au boulot?, etc....
Cette fois ci, ma mère, qui était couchée, a commencé à dire "qu'ils savaient" et que je devais prendre sur moi, pour ma famille, pour Nat et faire "un effort". Je devais m'habiller correctement et pas de manière féminine. Que lorsqu'on bosse dans un bureau on met une cravate que c'est peut être pas facile mais que qu'on doit tous faire des effort et qu'il faut s'insérer dans la société.

Moi je disais que c'était comme si on demandait à mon père de s'habiller tous les matins avec en tutu rose. Que cela ne pouvait pas aller que ça finissait par miner le moral. Tout y est passé comme anologie : l'ouvrier avec son bleu de travail du coté parental, le trisomique à qui ont dit "fait un effort " de mon côté.
Après vingt minutes de dialogue de sourd, à me demander sans cesse si je ne voulais pas "en" parler et durant lesquelle, je leur disais que non, je ne voulais pas "en" parler, ils ont enfin craché le morceau.
Ils m'ont dit que cela ne les dérangeait pas que je soit homosexuel. Qu'il aurait préféré l'apprendre par moi plutôt que de la façon dont ils l'avaient appris. ET comment l'avez vous appris? C'est Alberto, (leur "homme de ménage") qui t'a vu maquillée et qui nous a dit que tu portais des dessous féminins.
Quand je l'avais croisé, je m'était dit que la nouvelle se répendrait. Je pense que si je l'ai croisé maquillé dans la rue de mes parents c'est que j'étais inconsciemment prête. Prête à accpeter le risque de croiser quelqu'un. Donc prête a que ça se sache donc prête à faire mon coming out. ...
Et puis j'avais tout simplement oublié l'avoir croisé.
Depuis le temps que j'attendais se moment, sans arriver à le dire. Je ne pourrais jamais assez remercier ce pauvre Alberto, émule insoupçonné des pires travers du régime franquiste ou cubain.
Mes parents étaient demandeurs et prêts à entendre.
ET bien non je n'étais pas homosexuel
J'étais transgenre.
Là : blanc
Mais c'est quoi?
Avant on disait"transsexuelle", je veux vivre comme une fille.
Voilà tout était dit ils avait enfin un nom à mettre sur mon comportement et ils pouvaient agir.

Tout c'est ensuite super bien passé, les amis, la famille ...
... sauf au boulot, où j'ai été à ma grande surprise, licencié... (voir mon post sur mon environnement professionnel).

Encore un tour de mon humanisme sépia . Tous les hommes et les femmes ne sont pas attentifs, prevenants, et bons (même ceux qui le crient haut et fort) ;-).

Je préfére cependant continuer d'y croire, prêter le flanc, et me faire piétiner. Ma naïveté, m'aide à aimer et comprendre, à m'aimer et à me pardonner. Cela m'apporte énormément pour mon développement personnel et mon épanouissement, et concours au bonheur de mes proches et ma famille.

La transition c'est avant tout la rencontre de soi, et à travers soi, la rencontre des autres. ... Même ceux qui ne sont pas prêt à me rencontrer.

J'ai l'impression de faire une exercice de Qi qong,
Dans la fluidité de l'eter
maitrise du souffle et de l'energie vitale

Jean Cocteau disais : "Ce qu'on te reproche, cultive le ; c'est toi."

Pas de regret.

stay tuned, to be continued
fresh news will come on !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour, ca fait un certain temps que je viens lire ton blog,

Et que tes parents soient au jus de ta vraie vie, c'est pas si grave que ca..
de toute maniére t'etait prete a le faire

Comme t'a dit, si tu etais maquillée ouvertement, et que tu osais te balader dans la rue de tes parents, c'est que ...

T'etais prete, bon c'est sur ils pensent que t'es homo et pas trans...

Dans ma famille, ma mére et ma cousine sont au courrant de ma transition, et ne me jugent pas...
donc ... tu vois qu'il est possible,
mais bon la famille ne se resume pas qu'a deux personnes...

Mon frére a l'air bien bouché, et je sais pas comment j'en parlerais avec lui ...

Bonne courage, et n'hesite pas a me contacter : stephie@altern.org

Mélanie31 a dit…

Bonjour x'est toujours Mélanie de Toulouse. Je viens de lire ton blog au sujet de ton coming-out. Vis à vis de ta famille c'est biensur pas évident surtout pour les parents. Mais j'avais lu ton blog concernant ton boulot, je me disais que tu gèrais vraiment bien ! Malheureusement la nature humaine est retord et donc malgré ton assurance que tu étais indispensable à la société ton patron te vire.
J'espère que tu as pris le maximum de prime de départ sinon tu peux peut être l'attaquer pour discrimination.
Ceux dit ce n'est pas facile de se retrouver au chomage après un coup au moral pareil. Tu as du avoir un préavi de 3 mois puisque c'est un licenciemment sans faute, j'espère? La mentalité dans les boite française est toujours proche de l'extrème droite, quel dommage!
Cela fait maintenant 2 mois que tu as du quitter que fais tu coté boulot?
Bises

Anonyme a dit…

"Je ne pourrais jamais assez remercier ce pauvre Alberto, émule insoupçonné des pires travers du régime franquiste ou cubain."

- Le statut des gays à Cuba : mythes et réalité, par Larry R. Oberg.

http://vdedaj.club.fr/spip/article.php3?id_article=406